
En guise de solidarité avec Mlle Cynthia
la Splendide (titre octroyé par moi), je me livre à cette dissection cervicale. J'aurais toutes les raisons du monde de craindre ce qui se someille entre mes deux oreilles, monstres du subconscient qui n'attendent que le moment opportun pour sortir et faire des ravages.
Mais je ne crains rien.
Ou devrais-je?
Assez de préléminaires, pénétrons le sujet.
Elle regarde ailleurs quand je lui parle. Elle pense à autre chose, elle est quelque part, loin.
Il ne me comprend pas. Il ne me comprendra jamais. Personne ne peut me comprendre.
Elle croit que ça me fait plaisir d'endurer son caractère de merde?
Il pense que j'ai toutes les raisons d'être heureuse. Comme si la banalité était suffisante. Rien n'est suffisant pour moi. Personne n'est assez bien, je suis une personne exceptionnelle et je mérite des gens fascinants, bizarres, uniques, fous. La calisse de banalité.
COMME ELLE MANGE LA BERTHA.
Change de toune.
Voyager, voyager, voyager.
J'aimerais parfois m'arrêter, trouver un endroit ou rester.
Mais je ne fais que passer. Me voilà sur la rue St-Georges. Il fait froid, je suis avec elle, on chante Voyager. Je suis ailleurs, une autre me l'apprend à la guitare. Nous sommes sur la mescaline, nous voyons des étoiles dans un chapeau et nous parlons anglais. Je suis dans un magasin, il y a des ballons de couleur et je les achète. On se les lance, leurs couleurs sont fascinantes. Je suis avec eux, eux qui me manquent. Les souvenirs ne sont pas tous partis. Nos meilleures années.
Il faut que je parle de cette "elle". Elle ne sais même pas comment se présenter. Elle vous explique ce qu'elle fait dans la vie (boulot, école, appart)... et puis s'arrête, réfléchit, frappe un mur, n'en dit pas davantage. Elle se fascine, s'émerveille de cet être qu'elle voit dans le miroir. Comment ça pourrait aller mieux? Une rage brûle en elle, une énergie constante qui se manifeste en colère violente (elle crie, lance des objets) ou en joie excessive (elle sourit, vous prend dans ses bras). Parfois les deux en même temps. Le besoin de créer est constant, pressant, urgent. Elle gribouille un dessin, lance de la peinture, clique frénétiquement, tripote sa caméra, écrit n'importe quoi. Elle se nourrit de l'énergie des autres et s'en inspire, puis se tanne de cette alimentation et change de source. Elle a soif d'apprendre, de découvrir le monde décadent dans toute sa hideur. Le désordre devient beau.
C'est tout pour l'instant.